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Mi‘rajnama. Apocalypse de Mahommed

Mi‘rajnama. Apocalypse de Mahommed

Caractéristiques

Lieu de conservation actuel:

© Bibliothèque nationale de France, Paris. XVe siècle. 1436.

Écriture:

Codex Aureum. Ouvrage écrit en lettres d’or.

Illustrations:

61 miniatures à pleine page enluminées à l’or.

Extension:

70 pages de papier en fibres de soie.

Dimensions:

34,5 x 24,5 cm.

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Contient le cycle iconographique le plus complet de l’ascension du Prophète Mahommed

• Conservé à la Bibliothèque nationale de France. Ms. Suppl. Turc. 190.

• Le manuscrit illustré du « Livre de l’Ascension » produit vers 1436-37 pour le souverain timouride Shahrukh contient le cycle iconographique le plus complet de l’ascension (mi‘raj) du Prophète Mahommed dans l’art islamique. Aucun autre manuscrit islamique connu n’offre un cycle pictural plus puissant, ou plus complet, ni de représentations plus graphiques des cieux, des anges, de l’enfer, et de l’ascension que le Mi‘rajnama timouride.

• Ce manuscrit est un témoin du style syncrétique de la peinture islamique produite en Iran et en Asie centrale pendant la période timouride (env. 1307-1507). Il démontre les contacts intenses qui existaient alors entre le monde islamique et l’Orient. Bien que cette peinture exprime une narration biographique d’essence islamique, son iconographie met en exergue des influences en provenance, indubitablement, d’Asie centrale et du boudhisme chinois. De même, le recours à la langue turque Chaghatay pour la rédaction du Mi‘rajnama met en évidence l’importance de la langue vernaculaire turque à la cour timouride ; d’autre part, l’usage de l’écriture Uighoure utilisée d’ordinaire pour des documents boudhistes pour la transcription du texte donne une indication sur l’importance croissante d’une écriture non arabe dans les terres islamiques au cours du XVe siècle.

 • L’étude de Christiane J. Gruber se penche sur l’histoire des textes et des illustrations du mi‘raj, plaçant le manuscrit dans un contexte plus large, culturel et politique, des relations entre la Chine de l’ère Ming et les zones timourides. Y sont également étudiés les thèmes principaux du mi‘raj, sa représentation illustrée, ses sources littéraires et picturales, ainsi que l’influence qu’il a exercée sur l’expression artistique ultérieure, timouride et ottomane, de l’ascension du Prophète. Enfin, les annexes jointes à cette monographie présentent une traduction anglaise intégrale du texte timouride, de même qu’un catalogue exhaustif de ses peintures ainsi qu’une transcription de toutes ses inscriptions ottomanes.

• Reliure pleine peau grainée au feu et à l’or.

• Édition unique et limitée à 999 exemplaires numérotés et accompagnés d’un acte notarié.

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